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TEDx Tokoin, ACTE II: Pari gagné pour Wilfried Dabiré


TEDx Tokoin, ACTE II: Pari gagné pour Wilfried Dabiré

Sous les ovations du public de Lomé qui a fait nombreux le déplacement des locaux de ETI Ecobank, saluant ainsi la dynamique équipe d’organisation de la 2e édition du TEDx Tokoin, il faut donc conclure que Wilfried Dabiré, le promoteur de l’évènement et les siens ont réussi leur pari. L’acte 2 de la grande conférence TEDx Tokoin appartient désormais à l’histoire, mais il faut rappeler l’inédit d’un soir.

Placée sous le thème : « Les défis de demain », la conférence internationale TEDx Tokoin qui a eu lieu le 9 Février 2019 à Lomé, a tenu toutes ses promesses.

De la qualité des orateurs à un public très réceptif, impacté par la brillance des communications sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, sur la communication digitale, le leadership, etc. TEDx Tokoin s’est inscrit durablement pour révolutionner la mentalité de la jeunesse africaine, espoir de demain, artisan de cette Afrique future qui se voudrait le nouvel eldorado de l’humanité.

L’objectif étant défini, provoquer un déclic mental, c’est-à-dire la métanoïa ou ce changement de mentalité qui force à l’action, la soirée TED de Lomé a réservé la part belle des communications aux jeunes. Jules Kouadjo, entrepreneur en digital, premier speakeur de la soirée, a entretenu l’auditoire sur la révolution digitale. Pour lui, l’Afrique est dans une posture inédite, mais pour parvenir aux heures de gloire, les Africains doivent impérativement changer de mentalités. « Il faut apprendre aux jeunes le langage informatique. Ils doivent maîtriser l'outil informatique. Adapter leurs connaissances sur la révolution digitale puisque le futur du monde est en Afrique. L’Afrique doit alors jouer un rôle de leader dans la transformation digitale. Nous devons rêver, nous devons continuer de rêver, car c’est gratuit, » a déclaré en substance cet expert en digital qui a donné une foultitude d’exemples de jeunes qui font bouger le continent africain à travers leurs découvertes et leurs prouesses en digital. Et s’il fallait donner un exemple de ces jeunes au sein des speakeurs retenus pour la conférence TED de Lomé, Jules Kouadjo désignerait volontiers Ousia Assiongbon Foli-Bébé. Deuxième orateur de la soirée, M. Foli-Bébé est tout simplement un « Maker ». Avec son groupe de Makers : le MoLaB qui est constitué de diverses compétences, assureur, docteur, menuisier, etc. Ouasi Foli-bébé et ses amis aident les jeunes, sinon les apprenants à découvrir comment ils peuvent se prendre dans la vie. Ils ont alors monté le STEAM qui signifie Science, Technology, Engineering, Arts, Mathematics. Un concept qui leur permet d’animer souvent des ateliers dans des écoles et dans les milieux reculés pour inciter les élèves à penser à ce qu'ils peuvent faire pour la société. « Il faut amener ces enfants à développer des idées parce que par l'avenir nous réserve un défi, des challenges. Il faut alors préparer des gens pour ce défi. A travers la culture Maker, à travers, STEAM, nous aidons ces enfants à ordonner leurs connaissances, » dixit Ouasi Foli-Bébé, avant de poursuivre : « Nous donnons l'envie aux jeunes de savoir ce qu'ils peuvent faire avec la science ». Il faut souligner que le MoLaB a à son actif une imprimante 3D assemblée à partir des matériels usés et recyclés. Ils ont également fabriqué de petits robots à partir des mêmes matériels.

Les défis de demain sont multiples, et il faut un réel engagement de la jeunesse pour les relever. C’est ce que Mme Linda Nanan Vallee, Enseignante-chercheur de son état en Côte d’ivoire à expliquer à la conférence TEDx Tokoin. Pour elle, il faut un développement économique inclusif fondé sur des innovations. S’il est vrai que les jeunes doivent entreprendre, il est aussi vrai que la mue vers l’entrepreneuriat ne doit pas se faire par contrariété. « On ne devient pas entrepreneur par dépit. On ne devient entrepreneuriat du jour au lendemain. C'est un chemin difficile. Il faut de la patience et de la persévérance. Ne pas travailler moins de 18 heures par jour, » a-t-elle fait noter. Pour des conseils aux Start-up, elle les convie à des problématiques clés, c’est-à-dire définir une liste des priorités, s’ouvrir au renforcement des capacités, et commencer petit dans l’accès au marché. Quant à la fiscalité, la patente et autres qui constituent parfois de sérieux obstacles à l’avancement des jeunes dans leur entreprise, elle les invite à aller se renseigner dans les textes existants et voir qu'ils peuvent supporter. Enfin, pour réduire à zéro le taux de chômage en transformant les jeunes chômeurs en entrepreneurs, Mme Vallee à ses secrets : « Il faut croire en Dieu, avoir des valeurs de base et bien ancrées, développer des intérêts et des passions, identifier sa mission personnelle puis objectifs, et être conscient ».

D’autres speakeurs ont aussi séduit l’auditoire, ce qui d’ailleurs expliquait les applaudissements nourris à craquer l’applaudimètre à la fin des communications. M. Wilfried Dabiré, promoteur de l’évènement et détenteur de la licence TEDx Tokoin, ne peut cacher sa satisfaction : « Nous avons trouvé un public chaleureux qui a fait massivement le déplacement et nous le remercions pour cela. Un public, déjà très engagé sur nos réseaux sociaux, que ce soient nos pages Facebook, Link ou Tweeter, et aujourd’hui est très présent à cet évènement ».

Certes, l’acte 2 du TEDx Tokoin appartient désormais à l’histoire. Mais, vu l’excellente organisation de cette deuxième édition, la troisième promet assurément plus d’inédits. Le rendez-vous est donc pris pour 2020.

Laure KADER      

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