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Culture de l’anacarde : Un grand atout pour l’économie togolaise


Culture de l’anacarde : Un grand atout pour l’économie togolaise

Il est l’un des produits agricoles dont la culture peut largement contribuer à l’essor de l’économie nationale. L’anacarde a aussi été sous le coup de projecteur à la 7e édition du SIALO. C’était une aubaine pour les producteurs de présenter les atouts de la culture de ce produit pour l’économie du pays et surtout pour l’emploi des jeunes.

L’anacarde est un fruit à pomme et à noix dont la plante jouit d’un climat tropical. La valorisation de ce produit a été effective au Togo en 2015, année où sa production est considérée comme filière porteuse. De 2015 où le Togo enregistre 18 mille hectares, l’on est à 30 mille hectares à ce jour. La production qui était à 390 kilogrammes par l’hectare en 2015 a atteint aujourd’hui 2 tonnes grâce à l’appui technique de l’Etat, à en croire les producteurs. Les variétés importées du Ghana depuis 2016 produisent déjà après 17 mois contrairement à ce qui est ordinairement cultivé et qui commence à produire après 5 à 7 ans. Il est également démontré qu’un pied d’anacardier peut produire jusqu’à 60 kg.

Filière anacarde, un secteur pourvoyeur d’emploi

Comme les autres produits de valeur à l’instar du cacao, café, coton etc. la culture de l’anacarde nécessite une forte ressource humaine. En effet « un hectare d’anacardier nécessite 69 personnes dont 39 femmes » selon M. Koriko Adjemini, Président de la fédération Nationale des Coopératives productrices d’Anacarde (FNCPA). Si un seul hectare peut employer autant de personnes, il faut que la jeunesse pense retourner à la terre surtout à la culture de l’anacarde comme le martèle le président Koriko : « De la pépinière jusqu’à la récolte du fruit, cette culture offre assez d’emploi ».

L’anacarde et ses vertus

L’anacardier est un grand consommateur du CO2. Une partie du fruit qui est la pomme de l’anacarde produit du jus qui est transformé en vinaigre, en sirop, en vin de table, et même en l’alcool éthylique. Le résidu de cette pomme sert d’aliment aux animaux. Quant à la noix, son amande est une substance délicieuse qui n’a aucune trace de cholestérol et donc la consommation à un pouvoir rajeunissant. La coque, selon les explications du président du FNCPA, donne dans un premier temps une huile qui est utilisée par un appareil de l’Avion comme lubrifiant, une seconde extraction de liquide entre dans la fabrication d’insecticide 1e et 2e degrés. Les débris de la coque rentrent dans la fabrication de patin de frein. Rien n’est donc inutile à ce fruit.  

L’anacarde, du trésor négligé

Plus de 21 mille tonnes d’anacardes bruts ont été exportées cette année vers le Viêtnam, l’Inde, la Chine à un prix moyen de 700 franc le kg. Mais les amandes blanches sont transportées vers l’Allemagne et un peu partout dans le monde entier. Une piste de richesse à explorer et à développer pour le bien de l’économie nationale.   Voilà une culture à valoriser pour pallier aux énormes difficultés auxquelles fait face le pays, et aussi assurer un avenir radieux à la jeunesse togolaise. Car, la culture de l’anacarde permet au cultivateur de gagner de son vivant et d’en réserver en héritage puisqu’il y a des variétés qui ont une durée de vie de 50 ans.

Laure KADER
   

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