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CPP : Destitution de Emmanuel Akoly, Adrien Béliki, élu nouveau président


CPP : Destitution de Emmanuel Akoly, Adrien Béliki, élu nouveau président

« Nous, Délégués des circonscriptions électorales/fédérations de la CPP ; Vu l'article 23 définissant les attributions du congrès ; Vu l'article 28 définissant les attributions du Conseil national ; Vu le procès-verbal du congrès du 7 décembre 2019 adopté ce jour ayant mis en place un bureau exécutif ; Constatant le disfonctionnement au sein du bureau exécutif ; Constatant le refus catégorique du Président national et certains membres du Bureau Exécutif de se plier aux décisions des réunions du 26 août et 3 octobre 2020 relatives à la tenue du Conseil national ; Constatant les agissements antidémocratiques du Président national et du 1er Vice-Président en matière de management du Parti ; Vu le comportement désobligeant, agressif et violent du Président national sur la deuxième vice-présidente en date du 14 octobre 2020 (et), dans le souci d'éviter la division du Parti par le statu quo observé depuis le 3 octobre 2020 et les menaces de violence proférées par le Président national et certains membres du bureau fédéral; décidons… ».  

Ainsi, le Bureau Exécutif de M. Emmanuel Anani Akoly a vécu. Le Conseil national de la CPP tenu le 21 novembre dernier, a procédé à sa destitution et noté que tout acte ou toute activité fait par tout membre du Bureau destitué au nom de la CPP est nul, de nul effet et n'engage pas le parti. Dans la foulée, les délégués des circonscriptions électorales/fédérations de la CPP, qui ont fait le déplacement de Lomé, ont instruit le nouveau Bureau qu’ils ont installé et dirigé par M. Béliki, à prendre toutes les mesures idoines pour faire respecter les idéaux du Grand Pardon et du vivre-ensemble tant prônés par la CPP.

Mesurant la portée de sa mission de rédemption du parti et, se positionnant en rassembleur, Adrien Béliki, le nouveau président élu, n’a pas manqué d’évoquer les quelques raisons qui ont provoqué la destitution du sieur Akoly. « Lorsque vous conduisez un mouvement, qu’il soit une association ou un parti politique, quand les fédérations qui constituent le socle de ce parti demandent quelque chose, vous ne pouvez pas vous y dérober. Même si on doit aller vous critiquer d’une manière véhémente, vous devez y aller, et donner votre bilan. Le bilan peut satisfaire ou pas, les délégués vont trancher (…) Nous sommes des démocrates, lorsque la majorité demande, il n’y a pas de roi super puissant qui dise non, on se plie à la majorité. Certes, la majorité peut se tromper, mais la majorité demeure la majorité », a-t-il déclaré avant de peindre sa mission qui est de « traduire dans les faits, la feuille de route qui dort dans les tiroirs, et qui ne consiste pas à faire de petites actions. La feuille de route a été très claire, il faut nouer des relations, redynamiser les structures qui sont là pour faire en sorte que demain, la CPP soit présente sur l’échiquier national en tant que parti politique », a-t-il indiqué.

Selon les éclaircissements recueillis sur place par la rédaction du journal La Manchette, M. Emmanuel Akoly, le désormais ex président de la CPP, manifestait ses envies de s’éterniser à la tête du parti à travers des comportements et agitations contraires aux résolutions du congrès du 07 décembre qui, en réalité, l’a installé à la présidence de la CPP pour six (06) mois, histoire de poser les balises d’une réorganisation des instances du parti puis remobiliser les militants. Passé ce délai, M. Anani Akoly devrait convoquer une assise pour relancer définitivement cette formation politique qui balbutie, après le départ des cadres, comme feu Edem Kodjo, Francis Ekon, etc. qui ont eu à diriger la CPP. Mais, trainant les pieds à dessein, avec une posture de président autoritaire qui défit les dix (10) fédérations du parti et la majorité des membres de son Bureau Exécutif, dix-sept (17) au total dont une personne décédée, M. Emmanuel Anani Akoly a été alors déposé à la demande de douze (12) membres de son propre Bureau Exécutif et neuf (09) fédérations qui ont convoqué le Conseil national.

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enu sous le thème de « la CPP face aux enjeux de la restructuration et de la redynamisation », le Conseil national qui a voté OUI pour le nouveau Bureau à plus de 92% des délégués présents, soit 24 bulletins pour et 2 nuls, a aussi demandé à M. Adrien Béliki Akoueté et son Bureau élu d’agir promptement, mais efficacement pour sauvegarder le vivre-ensemble, socle de ce parti, œuvrer à la restructuration et à la redynamisation de la CPP et, convoquer dans les meilleurs délais, un congrès extraordinaire.

Xavier AGBEVE

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