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COVID-19 : Le REJADD-TOGO appuie l'ONU pour la libération des détenus


COVID-19 : Le REJADD-TOGO appuie l'ONU pour la libération des détenus

Face à la crise sanitaire mondiale (propagation du Covid-19), la Haut-commissaire aux droits de lhomme de lONU, et ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet a appelé le 25 mars 2020 à la libération urgente de détenus à travers le monde pour éviter que la pandémie de Covid-19 ne fasse des « ravages » dans les prisons souvent surpeuplées.

Aussi a-t-elle exhorté les gouvernements et les autorités à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention, en libérant par exemple « les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible ». Lex-présidente du Chili a, par ailleurs, enjoint les gouvernements à libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes.

Un appel qui na pas laissé indifférent certains pays sur les 5 continents qui, rapidement, ont procédé à la libération des centaines de détenus dans les prisons et maisons darrêt.

Au Togo, dans son communiqué du 30 mars 2020, le Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD-TOGO) fait le triste constat que le pays fait partie des rares nations qui hésitent jusquà ce jour à procéder à la libération des détenus aux profils indiqués par la Haut-commissaire. « Or, notre pays (le Togo, ndlr) ne disposerait pas comme la plupart des pays, de moyens et déquipements sanitaires nécessaires pour faire face à cette pandémie, surtout dans nos prisons », a déclaré Kwassi Assiba Johnson, le président de REJADD-TOGO avant de faire noter que les conditions de vie et de détention dans les prisons civiles du Togo restent précaires. Elles sont, poursuit-il, caractérisées par une surpopulation carcérale causant des problèmes dhygiène en sus du difficile accès aux soins de santé et une alimentation insuffisante dun repas par jour au lieu de trois et de moindre qualité.

Dans ledit communiqué, M. Johnson renseigne aussi que face à cette situation, le Comité contre la Torture a recommandé à lÉtat togolais de procéder à la fermeture de la prison civile de Lomé où les conditions de détention sont les plus difficiles suite à lexamen du 3ème rapport du Togo en fin juillet 2019. Mais le gouvernement togolais na pas jusquà ce jour satisfait à cette recommandation en fermant la prison civile de Lomé.

Ainsi, au vu de tout ce qui précède, le REJADD-TOGO joint sa voix à celle de la Haut-commissaire, en invitant le gouvernement togolais à libérer dans un bref délai les détenus les plus âgés (plus de 60 ans) quelle que soit la nature de linfraction. Il se prononce aussi pour la libération des malades et les délinquants présentant un risque faible, les personnes arrêtées lors des manifestations de lopposition et tous ceux qui sont arrêtés en lien avec la crise du 19 août 2017.

En rappel du Covid-19, M. Johnson Assiba fait noter quau 29 mars 2020, le Togo a enregistré 30 cas confirmés, 22 cas actifs, 7 cas guéris et malheureusement 1 décès.
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