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Covid-19 : Fâchés, les enseignants du privé brandissent la menace de la rue


Covid-19 : Fâchés, les enseignants du privé brandissent la menace de la rue

Découvrir quen pleine crise sanitaire, les autorités togolaises continuent dans l'exclusion de par leurs décisions, reste quelque chose d'inacceptable pour la frange de la population laissée sur le carreau. Il s'agit bien évidemment des enseignants du privé (Ep) et des enseignants volontaires qui ne sont pas pris en compte dans lassistance sociale réservée uniquement aux enseignants du public en ces temps de crise. Furieux, ils veulent se faire entendre ce mercredi 15 avril dans la rue.

« L'heure est grave », déclarent-ils avant de faire cette observation : « Cette crise de covid-19 nous ouvre les yeux, elle nous permet de savoir à quel point nous sommes méprisés, abandonnés par nos supérieurs et à la merci de la nature. Trop c'est trop. Des collègues qui sont laissés pendant ce confinement sans un sou. Le gouvernement non plus ne fait aucun geste de quoi nous donner une petite lueur d'espoir. Assez les paroles, assez les discussions inutiles, passons aux actions. Faisons savoir à nos employeurs ainsi quaux autorités compétentes que nous avons ras-le-bol de cette situation. Les enseignants du secteur privé ne mourront pas de covid mais de la faim. C'est honteux ».

L'exaspération de ces enseignants du privé a conduit à la difficile décision en cette période de non rassemblement, de battre le pavé pour se faire entendre et par les employeurs et les autorités du pays.

Se mettre en masse munis de cache nez et de gants ce 15 avril, les EP décident de manifester leur mécontentement et dénoncer la marginalisation dont ils sont victimes. Daprès les informations, la foule de ces enseignants du secteur privé se regroupera à 9h30 devant le Palais de Justice : « Nous voulons montrer à l'opinion publique et nationale que nous existons, nous comptons sur nous tousc'est le moment de le montrer », disent-ils avant de poursuivre : « Nous sommes ceux qui travaillent le plus. Du matin au soir, on est là. Malades ou pas, nous sommes appelés à travailler...pas d'assurance maladie, aucune garantie, aucun soutien, pas d'espoir pour un lendemain meilleur. Pourtant, que ne donnons-nous pas pour satisfaire l'attente de nos employeurs? Quel sacrifice faut-il encore pour être considérés dans notre société ? Le pire, c'est l'état dans lequel nous sommes laissés actuellement ».

Les autorités togolaises sont donc très attendues pour sauver la situation.

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