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CAN/Match Bénin-Togo : Vaincre ou disparaitre


CAN/Match Bénin-Togo :  Vaincre ou disparaitre

Dernière journée des éliminatoires CAN Egypte 2019, le Togo a encore rendez-vous avec l’histoire le 24 mars prochain au Bénin. Passera ou passera pas ? Ce qui est constant, c’est que le public sportif togolais espère décrocher le billet qualificatif pour la grande messe continentale de football. Tout va se savoir au soir du 24, mais la victoire est impérative pour les éperviers. Et pour cette mission commando, le sélectionneur national Claude Le Roy se déplacera à Cotonou avec 21 joueurs dont les noms suscitent déjà de l’engouement au sein du public soudé derrière leurs ambassadeurs.  

Jour J-11 pour la confrontation Bénin-Togo comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires CAN Egypte 2019. Le Togo sera face à son destin le 24 mars à Cotonou. Les éperviers ont forcément besoin d’une victoire pour se qualifier alors qu’un match nul suffit au Bénin pour avoir son quitus. Entre les deux sélectionneurs français, Claude Le Roy au Togo et Michel Dussuyer au Bénin, qui sera le bon sorcier blanc au soir du 24 mars ?

Du côté togolais, Claude a mis les bouchées doubles. 21 éperviers feront le déplacement en conquérants pour damer le pion aux écureuils du Bénin. Pour l’une des rares fois, Claude Marie François Le Roy a plus ou moins satisfait les amoureux du cuir rond du fait des joueurs convoqués. Contrairement à la 5e journée où l’équipe togolaise a été amputée de ses éléments clés, on note cette fois-ci la présence de grandes figures de la sélection.

Pour le 24, on verra donc la défense renforcée par le retour de Djene Dakonam, Ouro-Sama Hakim. Le milieu de terrain sera l’affaire de Bebou Ihlas, Sunu Gilles, et de l’autre joueur en forme du moment, Dossevi Mathieu. La grande satisfaction des Togolais dans cette liste de Claude est le grand retour en sélection du capitaine de Reims (France), Romao Alaixys. Il aura pour tâche de sceller le milieu de terrain afin d’anéantir les assauts béninois et stabiliser le milieu togolais. En attaque, les écureuils subiront les assauts répétés de Mlapa Peniel, auteur de 10 réalisations cette saison avec VV Venlo au Pays bas, mais aussi de Denkey Kevin, l’autre génie de l’attaque togolaise sans oublier Fo-doh Laba, celui-là même qui a le vent en poupe en ce moment. Ce dernier est l’un des atouts offensifs de la sélection togolaise sans perdre de vue l’expérience du capitaine Emmanuel Adebayor Shéyi. Dans les grandes rencontres de football, les grands joueurs ont toujours leur mot à dire au moment opportun. Shéyi saura apporter son vécu footballistique à ses coéquipiers surtout aux plus jeunes qui n’ont pas forcément l’expérience de ce genre de match ou la mauvaise gestion de la pression peut tout chambouler.

Les joueurs conscients de l’enjeu

Tous joueurs aiment participer à des compétitions continentales ou mondiales notamment la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Tous sont déterminés et expriment l’envie de participer à cette grande fête continentale en Egypte. En témoigne cette déclaration de Fo-doh Laba : « Le match contre le Benin nous tient tous à cœur, car nos discussions entre coéquipiers se basent surtout sur ce match en ce moment et j’espère qu’on donnera tout pour arracher la qualification, si Dieu le veut et je promets qu’on donnera tout ce jour, après Dieu seul en décidera de notre sort ». Le Bénin a l’avantage de la loi du domicile et a moins de pression, mais le Togo a sa carte à jouer dans cette confrontation. Comme on le dit souvent, rien n’est impossible en football. « Dans le football, tout est possible, maintenant à nous de bien préparer ce match et espérer gagner pour passer malgré que la tâche s’annonce difficile », martèle le joueur togolais. Pour certains éperviers, à savoir Shéyi Adebayor, Alaixys Romao, etc. ils sont bien conscients que la CAN égyptienne risque d’être la dernière avant la retraite internationale, et qu’il faille qu’ils gagnent le match contre les écureuils du Bénin pour y être. C’est-à-dire vaincre pour leurs derniers matchs en sélection nationale ou disparaitre à jamais.

Le public togolais regagne de la confiance

Pour l’une des rares fois, la liste du sélectionneur Claude inspire confiance. Plus de remous au sein de la masse. Pour les personnes les plus avisées de la chose footballistique, à quelques exceptions près, cette liste contient les meilleurs du moment. En tout cas, la grande partie de ceux qui font la fierté du foot togolais actuellement sont convoqués. Les analystes estiment également que le Togo a les arguments pour faire un déplacement utile le 24 mars. Claude Le Roy et ses poulains peuvent donc se glorifier de l’absence de certains ténors de la sélection béninoise, à l’instar du capitaine Stéphane Sessegnon, Mikel Pote et Sessi d’Almeida. Même si du côté du Bénin, on annonce l’arrivée de deux nouveaux binationaux, l’inquiétude reste béninoise. Le Togo n’a donc plus qu’à faire proprement son job sans tomber dans les pièges de Dussuyer. La rencontre s’annonce plutôt équilibrée à en croire les amoureux du cuir rond. Et le Togo peut valablement obtenir son billet le 24 surtout que les éperviers ont habitué le public togolais à des prouesses quand il s’agit de ces rencontres. Rappelons que lors de cette campagne où le Togo est logé dans le groupe D avec le Bénin, la Gambie et l’Algérie, les meilleures performances des éperviers ont été réalisées à l’extérieur.

Obligation de Mobilisation, mais dans la non-violence

Si le Togo doit se qualifier, ce sera aussi l’affaire du public qui est le 12e homme. Tout comme les joueurs, c’est le moment plus que jamais pour le public de maintenir la flamme de la mobilisation jusqu’à la qualification au soir du 24. Le déplacement sur Cotonou s’impose donc. Comme en 2006, 2013 ou encore en 2017, la sélection nationale a besoin de son public. Un public soudé, motivé pour les pousser à la qualification. L’heure est donc à la grande mobilisation et le public se doit de rester en communion d’esprit avec les ambassadeurs pour hisser haut les couleurs nationales en terre égyptienne. Et tout ceci dans la non-violence. Que les deux sélections acceptent fair-play le résultat du match. Et qu’on ne puisse pas connaître de nouveaux des violences entre les deux pays frères comme ce fut le cas dans le passé.

Xavier AGBEVE

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