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Affaire « Tiger revolution » : la psychose gagne la diaspora


Affaire « Tiger revolution » : la psychose gagne la diaspora

Entre fin 2019 et début 2020, plusieurs jeunes de l’opposition dont certains sont connus proches du PNP de Tikpi Atchadam, ont été arrêtés par les forces de sécurité togolaises, au motif qu’ils préparaient une révolution armée avec pour but de déstabiliser les institutions de la République du Togo. Interrogés après leur arrestation, certains de ces jeunes n’ont pas caché le fait qu’ils recevaient de l’argent des Togolais de l’extérieur. Une déclaration qui fait paniquer ces Togolais de la diaspora, dont Tchadjei Moustafa.

Au nombre de 67, accusés d’appartenir à un mouvement insurrectionnel armé dénommé « Tiger revolution », de jeunes togolais sont depuis quelques jours dans les mailles de la police togolaise. Il leur est reproché de nourrir un projet de déstabilisation des institutions de la République du Togo. Ces personnes projetaient des attaques combinées avec « des armes de guerre comme les AK47, des armes de fabrication artisanale et des armes blanches d’une extrême dangerosité », a déclaré
le Directeur Général de la Police nationale, le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul avant d’indiquer que « la mobilisation de combattants s’est faite à Sokodé, au Bénin et dans le Ghana. Ces différents groupes une fois à Lomé, seront renforcés par d’autres guerriers sur place ». Aussi le Lieutenant-Colonel Okpaoul pointe-t-il du doigt M. Madjidou Touré qui serait un plongeur dans un restaurant en Belgique, et reconnu comme chef du mouvement. Ce dernier aurait envoyé de l’argent pour le transport de ses troupes sur Lomé et les membres se préparaient mystiquement à Tchaouro au Bénin et dans un champ d’anacardes situé à environ 4 km au nord de Sokodé dans le village de Tchavadi 2.

Parmi ces jeunes « Tiger », y figure un chanteur engagé du nom de Prince Fadel qui, bien qu’il ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés, a ouvertement déclaré devant la presse qu’il recevait de l’argent de plusieurs membres de la diaspora pour des tournées de sensibilisation dans le cadre d’une lutte politique sans violences pour l’avènement de la démocratie. De cette déclaration, la panique s’est emparée des Togolais de l’extérieur dont les sieurs Tchadjei Moustafa et Harissou Tchagara qui apporteraient aussi quelques contributions financières au PNP, un parti politique légalement constitué au Togo et non un groupe de révolutionnaires armés. Militants du PNP et contraints à l'exil depuis 2018, leurs proches sont inquiets, parce qu’ils auraient été cités dans cette affaire de Tiger revolution. Un fait que les concernés démentent rigoureusement, seulement, ils ne pourront pas rentrer sitôt au Togo au risque des représailles. 

P
our rappel, depuis le 19 août 2017, ce jour où à l’initiative du PNP, parti de Tikpi Atchadam, le régime cinquantenaire togolais a failli tomber après une révolte populaire, digne d’une révolution à la burkinabé, du fait des arrestations arbitraires et des exécutions, beaucoup de jeunes togolais ont pris le maquis, d’autres fondus dans la nature, parfois, sans que leur famille ait leur signe de vie.      

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