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1er mai à Lomé : SYNBANK et SYNASSUR réclament une convention collective


1er mai à Lomé : SYNBANK et SYNASSUR réclament une convention collective

C’est un acquis de taille, 8 h de travail par jour sans réduction de salaire, 8 h de repos et 8 h de loisirs arrachées de hautes luttes par les travailleurs depuis des lustres. Ce qui a amené à arrêter chaque 1er mai pour célébrer les travailleurs. Cette année, le Syndicat des Employés et Cadres des Banques du Togo (SYNBANK-Togo) et le Syndicat National des Employés et Cadres des Compagnies d’Assurances du Togo (SYNASSUR-Togo) ne sont pas restés en marge de la célébration. Défilé, échanges, remise du cahier de doléances aux employeurs et réjouissance, ont marqué l’évènement.

C’est dans une ferveur généralisée que les membres du SYNBANK-Togo et du SYNASSUR-Togo ont débuté la célébration par un défilé sur les artères de la capitale Lomé avec comme point de chute, l’enceinte de GTA-C2A. Lieu qui a abrité le reste de la célébration dont les réjouissances. Mais bien avant, hommes et femmes des banques et assurances ont soumis leurs doléances aux responsables.

Leur principale préoccupation, reste la hausse des salaires. « Notre principale revendication se trouve être l’augmentation de nos salaires afin que nous puissions convenablement subvenir aux besoins de nos familles. C’est dans ce sens que nous avons énoncé notre convention collective pour aller déclencher les négociations avec nos patrons, » a indiqué Josephine Patassé, Secrétaire générale du SYNBANK.

Ils sont donc plusieurs à réclamer la convention collective qui saura améliorer leurs conditions de vie et de travail. « Chaque 1er mai, l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Togo (APBEF) vient recevoir le cahier de doléances du SYNBANK et du SYNASSUR. La revendication principale demeure la convention collective en vigueur actuellement et qui date d’octobre 2013. Mais si cette convention collective dure jusqu’à maintenant, la responsabilité incombe aux deux syndicats. Ils ont fait preuve de responsabilité, c’est pourquoi ils l’ont cette fois-ci dénoncée. En tout cas, les employeurs ont pris la mesure de la situation en acceptant cette dénonciation et actuellement nous sommes en train de nous préparer pour rentrer en négociation avec eux et trouver un compromis, » a rassuré Michel Dorkenoo,
représentant du président.

Au gouvernement, le SYNBANK et le SYNASSUR ont laissé leur préoccupation tout en le remerciant pour la bonne collaboration qui a toujours régnée entre les deux (2) entités.

Il s’agit en effet de solliciter une amélioration de la sécurité sociale, valoriser la pension des retraités, contrôler le secteur de la micro finance, car les populations perdent énormément de leur épargne dans la disparition des structures de micro finances. Aussi faut-il sensibiliser les patrons des micros finances qui empêchent la création des syndicats dans leurs entreprises. Enfin, ils souhaitent que le gouvernement prenne des dispositions pour que les procédures des licenciements abusifs ne dépassent pas 12 mois.

A la suite de la remise du cahier de doléances et les assurances données par les employeurs, les membres des deux syndicats précités se sont régalés dans une ambiance festive, tranchant avec le stress de tous les jours.

Xavier AGBEVE

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